Arguments

Que veut l’initiative?

L’initiative des Jeunes socialistes exige qu’au sein d’une même entreprise le salaire le plus élevé ne soit pas supérieur à 12 fois le salaire le plus bas. C’est une intrusion massive de l’Etat dans la politique salariale. Le Parlement, le Conseil fédéral et les milieux économiques recommandent de rejeter cette initiative.

NON à l’intrusion de l’Etat

La politique salariale est l’affaire des chefs d’entreprise. L’initiative des Jeunes socialistes, qui veut imposer un écart rigide entre hauts et bas salaires, jette par-dessus bord ce principe. Elle réclame une intrusion massive de l’Etat, qui ne contribue d’ailleurs en aucune manière à protéger les intérêts des travailleurs.
Qui doit décider des salaires: les chefs d’entreprises ou l’Etat?

NON aux hausses d’impôts et de cotisations AVS pour tous

L’initiative veut plafonner les hauts salaires. C’est une fausse bonne idée : il manquera chaque année jusqu’à un demi-milliard de francs pour l’AVS et un milliard de francs de recettes fiscales ! En effet, les 10% des personnes aux revenus les plus élevés paient à elles seules 75% de l’impôt fédéral direct. Ces personnes financent aussi très fortement l’AVS. Les pertes massives provoquées par l’initiative devront être compensées par des hausses d’impôts et de cotisations. La classe moyenne et les PME passeront à la caisse.
Souhaitons-nous payer plus d’impôts et de cotisations sociales?

NON au boomerang social

Contrairement à ce que prétendent ses auteurs, l’initiative ne contribuera pas à augmenter les bas salaires. Pour respecter la formule rigide 1:12 , des entreprises pourraient par exemple se séparer d’une partie de leur personnel et confier leurs tâches à des sous-traitants. Les travailleurs peu qualifiés en seraient les premières victimes. L’initiative plongerait dans la précarité ceux qu’elle prétend aider.
Sommes-nous d’accord de mettre les bas salaires sous pression?

NON à une avalanche bureaucratique

L’Etat devra être en mesure de vérifier que le rapport fixé entre les salaires les plus bas et les plus élevés soit respecté dans chaque entreprise, quelle que soit sa taille. La surveillance se traduira par une avalanche de bureaucratie et des coûts élevés. Toutes les entreprises en feront les frais, en particulier les PME.
Voulons-nous placer toutes les entreprises sous surveillance?

NON à la rupture du partenariat social

En intervenant par la contrainte dans la politique salariale des entreprises, l’initiative remet en question le dialogue entre partenaires sociaux. Ce sont pourtant les employeurs, les employés et leurs représentants syndicaux qui négocient les conventions collectives de travail, par exemple sous forme de salaires minimaux. Une rupture du dialogue n’est pas dans l’intérêt des travailleurs.
Voulons-nous pousser le partenariat social à la rupture?

NON à un autogoal

Une intervention excessive de l’Etat n’apporte que des problèmes. Il suffit de regarder la plupart des pays voisins: chômage élevé, bas niveau des salaires et économie moribonde. L’Europe entière nous envie : un chômage très faible, de bons salaires et des entreprises compétitives. Accepter l’initiative, c’est marquer un autogoal!
Voulons-nous nous lancer dans une aventure périlleuse?

Pourquoi l’initiative est-elle une fausse bonne idée?

L’initiative des Jeunes socialistes représente une aventure périlleuse sur fond de vision collectiviste de la société. Elle est dangereuse, à courte vue et contraire au bon sens et au pragmatisme des Suisses. Elle entraînerait un diktat de l’Etat en matière de salaires, des hausses d’impôts et de cotisations pour tout le monde, l’instauration d’une surveillance de toutes les entreprises et une précarisation des personnes les plus faibles. Cette contrainte rigide représente un véritable autogoal pour notre pays, dont l’économie est l’une des plus solides du monde. La classe moyenne et les PME devraient en payer le prix.

Pourquoi les impôts et les cotisations à l’AVS augmenteraient-elles en cas de oui?

Le système fiscal et social suisse opère une très forte redistribution entre les personnes les plus riches et les moins riches. Dans les assurances sociales, un cinquième des contribuables financent par exemple 70% des recettes. Il en va de même dans les impôts. Si les salaires les plus élevés sont revus à la baisse, la somme sur laquelle sont prélevés les impôts et les cotisations sociales baisse aussi. IL y a donc moins d’argent à redistribuer. Si l’initiative était acceptée, l’AVS pourrait perdre un demi-milliard de francs recettes et le fisc plus d’un milliard. Cet argent manquerait, et c’est la classe moyenne et les PME qui devraient compenser. Il y aurait donc des augmentations d’impôts et de cotisations sociales.

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